Continuons dans la lignée du repêchage de clichés perdus. Au moins, faute d'être sérieuse dans mon travail, j'apprends des choses qui ne m'aideront certes pas dans la vie mais qui sont chargées en folklore et en tradition. Ce que la maman de Monchéri et sa maman avant elle appellent communément des cretons ne sont autre que des bonnes vieilles merveilles de carnaval. En faisant quelque recherche je me rends compte qu'il y a peut-être erreur sur la dénomination. Ou alors ce sont toutes les bonnes choses qui se nomment cretons. En effet la lignée maternelle de Monchéri est plutôt normande, du Calvados, mais descend  jusque dans la Mayenne. Or dans sa voisine la Sarthe, les cretons sont les rillettes du pauvre, faits de porc haché en lieu des beaux morceaux.

Les cretons de Mamie Clo, eux, sont duveteux, frits, mais surtout sucrés et ne contiennent sûrement pas de viande!! Si la fabrication de merveilles est une tradition catholique en Europe, de quoi étouffer un chrétien avant le carême, le beignet dans sa forme la plus simple est international.

L'oreillete provençale, la bugne de Lyon, d'accord. Je comprend mieux l'origine des bougnettes de chez nous, ou bunyetes, bunyols. Qui a goûté le Navajo fry bread? Hmm.

Mes séances d'anthropologie culinaires n'étant ni vérifiées ni développées, je m'en vais poursuivre et achever mon article à l'aide de quelques photos illustrant le fameux creton.

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