Cela ne fait qu'un mois que mes yeux se sont écarquillés à l'idée d'un concours inspirant et excitant? J'aurais cru que cela en faisait six au moins, tant il s'est passé de choses dans ma vie, dans ma tête. Tant de choses et pourtant si peu. De retour d'une visite familiale, séparation momentanée, inspection introspective, confrontation, coup de théâtre, réveil; je redécouvre l'article que j'avais lu là-bas, lequel m'était complètement sorti de la tête. Ouf, la date a été reportée!

Je ne souhaite bien évidemment pas gagner ce concours (la bonne blague!). Le but premier est ici de m'exprimer à l'aide d'une structure simple, celle non pas de la compétition mais du respect du thème donné et la maîtrise de la technique, ou pas. Je présente une photo qui m'exaspère de défauts, mais je dois l'assumer. Elle est le fruit d'une recherche inconsciente suivie de la trouvaille dans le magasine Zeste d'une recette alléchante, elle-même suivie le lendemain du rapprochement entre la-dite recette et le concours.

Je ne voudrais pas blablater trop longtemps si les filles de Culinographie doivent lire tous les posts de tous les blogs qui participent au concours. Mais c'est plus fort que moi. La dernière fois que j'ai participé à un concours je me suis (sadiquement) retenue et me suis retrouvée frustrée. Au risque de squatter le temps des autres, je me lâche.

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J'ai choisi d'utilliser un compact, mon nouveau petit bijoux portable, le canon powershot S95 qui permet tous les réglages manuels. J'utillise d'habitude ce qui fut un bijoux il n'y a encore pas si longtemps que ça, mon reflex canon EOS 350D, que je pense maîtriser mais avec lequel je m'amuse beaucoup encore. Au lieu de passer au niveau d'au-dessus (les boules quand mon frère achète, nonchalant et devant moi, le 50D, moi qui était déjà jalouse de son 450D... bon, trêve de geekerie inutile), j'en suis restée à mon bon vieux reflex que je chéris et suis toujours à la recherche du compact parfait. De ce côté-là, j'en change comme de blouse! Alors voilà, mon nouveau compact, je ne le maîtrise pas du tout! J'en maîtrise les concepts, mais ai perdu un temps fou à trouver les bons boutons pour faire telle ou telle chose. J'ai du sacrifier le tout manuel. Certaines de mes photos ont été prises en auto-focus, d'autre en focus manuel mais en exposition automatique, je crois avoir terminé en priorité ouverture. Si la lumière du jour avait été infinie (en intensité comme en durée), il aurait fallu opter pour une plus petite ouverture pour que mon Snoopy soit net comme la soupe.

J'ai d'abord joué avec mes accessoires et mon bol vide, alors que la lumière était parfaite. Faisant ensuite de plus en plus sombre dans la pièce, les idées se mettaient peu à peu en place. Le thème du white and gold est dans la recette comme dans l'accessorisation. Snoopy jaune a été pris la main dans le sac, ou le nez dans la soupe, en train de renifler la première mise en bouche du repas de noël! Le père noël ne va pas être content! Certes, ce n'est pas très logique que la soupe soit déjà servie dans une pièce ou il fait encore noir en attendant les convives! Il faudra de l'imagination pour éliminer ce défaut.

L'éclairage consiste en la lumière du jour qui vient de la droite et une lampe de poche LED superpuissante qui vient de la gauche, qui est sensée donner l'effet d'une porte qui vient de s'ouvrir ou d'une halogène qui vient d'être allumée. Résultat, elle est tellement blanche qu'on croirait presque la lumière du jour.

Il nous était averti dans l'énoncé du concours de faire attention à la retouche des photos. Si cela veut dire qu'aucune retouche n'est tolérée (du moins aucune retouche visible!!), alors je suis disqualifiée. Mais tout dépend de ce qu'on appelle retouche. Depuis plusieurs années, j'aime travailler les fichiers RAW comme une sorte de négatif. En me renseignant sur les photographes professionnels, je ne retrouve que très rarement mentionné ce format d'image. "Développer" un fichier RAW peut être considéré comme de la retouche ou pas. Mon nouvel appareil prend des images en RAW, ce qui est rarissime pour un compact (et peut-être inutile!!). En général, je rectifie l'exposition (sur cette image elle reste inchangée) et surtout la balance des blancs, que je peaufine jusqu'à en perdre la tête. Ici, j'ai essayé de rendre les couleurs telles qu'elles étaient avec une très légère teinte vers le jaune (mais alors très légère!). À mon avis, la photo RAW comporte beaucoup plus de détails et de piqué que son homologue JPEG. Dommage que ma photo soit un peu floue!


SPECS PHOTO:
modèle: canon powershot S95
format originial: RAW
mode: priorité vitesse (donc expo 0,0)
vitesse: 1/15
ouverture: 4,9
balance des blancs: soleil (changé en t° kelvin, je n'ai plus les données)


SPECS RECETTE:
Adaptation de la recette Crème de chou-fleurs aux champignons parue dans le hors-série n°1 décembre-février du magasine Zeste.

pour 3-4 personnes:
300g de chou-fleur
2 petites pommes de terre
1/2 oignon (ou comme moi, la partie bonne d'un oignon moitié pourri!!)
1 petite poignée de champignons de Paris
1 gousse d'ail
+/- 70 cl de fond de veau
10 cl de crème
huile d'olive
1 morceau de tomme de brebis des Pyrénées
sel, poivre du moulin

-Peler, émincer l'oignon. Presser 1/2 gousse d'ail. Éplucher les pommes de terre et les couper en morceaux. Rincer le chou-fleur et le couper en bouquets.
-Faire suer les oignons dans un peu d'huile. Quelques minutes avant la fin, ajouter l'ail pressé.
-Ajouter les pommes de terre et le chou-fleur, couvrir de fond de veau et porter à ébullition. Baisser le feu et cuire environ 20 minutes.
-Pendant ce temps, nettoyer et émincer les champignons. Presser la demi gousse d'ail restante.
-Poêler les champignons dans de l'huile d'olive chaude avec l'ail jusqu'à évaporation de l'eau.
-Mixer la soupe, incorporer la crème, ajuster le sel et poivrer. Détailler la tomme en copeaux avec un épluche légume.
-Servir la soupe chaude, parsemée de champignons et de copeaux de fromage.