25 juin 2014

[Prose, Collage] Zombie Mash-Up

Mes fidèles lecteurs (herbes folles qui roulent dans le désert…) vont penser que je suis encore en période dépressive. Vous n'y êtes pas. C'est quand j'arbhore des fleurs et des couleurs pastels que vous feriez mieux de vous demander si je vais bien. Ce n'est que l'esprit serein que j'arrive à partager mon côté le plus sombre. Et c'est rare.

 

Voici donc un texte écrit en mars 2013, il m'aura fallu plus d'un an pour l'assumer pleinement.

Zombie

L'être horrifique à la mode est-il réel? Personnage de fiction ou dure réalité? Insomnies, Peurs, Angoisse, Folie, Détresse, Phobies, Douleurs sont tant de composantes de l'esprit torturé qui mènent à penser que le zombie existe. La dépression clinique est-elle contagieuse? Tout dépend de qui prend le dessus. L'humour peut parfois suffire à trucider la cervelle de celui ou celle qui a abandonné, qui erre dans un champ de chair osseuse dont seule l'odeur putride rappelle qu'on est en vie. Il est si facile de cesser d'exister. De se voiler entièrement les yeux, porter une fine pellicule de vêtements filiformes pour être sûre de ne pas sentir le contact. Si facile de faire semblant. Tout va bien, regarde, je respire, je marche, je mange, je dors, je rêve d'une entrecôte saignante. Mais vois celui ou celle qui marche les bras ballants, qui ne remarque même pas les blessures profondes qui lui font jaillir le sang des entrailles, qui n'est guidé que par une sorte d'instinct de survie ressemblant plus à une pulsion de mort. La peur de la mort elle-même ne suffit pas à ramener à la conscience qu'il est meilleur de vivre, de profiter, de jouir. Un coup sur la tête pour quitter cet état d'âme aussi subordonné que douloureux. Et là même, quand tout va pour le mieux, le moindre déclic pour réveiller le zombie qui sommeille.

Raymonde Finkel aka fujiia

Et pour l'illustrer un collage fait rapidement constitué d'images du net dont je n'ai pas les droits et ne connais pour la plupart pas la source. Je le modifierai volontiers à la demande.

Zombie Mash-Up

 

 

 


12 octobre 2012

Je ne sais pas dessiner

Ce matin en me levant il m'a pris l'envie de prendre papier et crayon et de laisser faire. J'ai toujours dessiné (mais très irrégulièrement dans le temps), j'ai souvent peint, j'ai fait beaucoup de collages dans ma jeunesse. Mais je n'ai jamais pris de cours de dessin et ça m'a toujours ennuyé d'apprendre par la meilleure des façons: en dessinant les personnes et les objets autour de moi. Je l'ai fait pourtant, mais pas assez.

Dans une vie antérieure, j'avais fait un travail pour un cours d'arts plastiques, une sorte de roman photo qui mêlait deux histoires parallèles, une en dessin et une en photo. La prof m'avait dit quelque chose du genre: "J'aime beaucoup le fait que comme vous ne savez pas dessiner, vous avez simplifié au maximum les illustrations, un peu comme une BD." J'ai tenté tant bien que mal de prendre ça comme un compliment. Une des choses qui différencie l'art de l'artisanat est peut-être le fait que dans l'art ce n'est pas toujours la technique qui prime. Il est parfois dur d'avoir un point de vue objectif. En comparant deux travaux sur un même thème, l'un sera peut-être remarquable de part sa technique mais dénué d'âme tandis que l'autre dégagera peut-être une foule de sentiments bruts qui mèneront à penser "dis-donc, qu'est-ce qu'il/elle aurait fait si il/elle avait plus de technique!!". Disons que, sans doute l'œuvre d'art combine ces deux aspects. Entre autres.

Ado, je dessinais des collections de mode. C'étaient surtout des collections pour femme mais je m'efforçais parfois à dessiner des vêtements d'homme qui consistaient la plupart du temps en des baskets et vêtements de sport apposés du logo "23", qui outre mon jour de naissance est surtout le numéro du maillot de la star de l'époque, un certain Michael Jordan.

J'ai retrouvé mes vieux dessins en faisant du rangement chez ma mère. Pour certains je me dis: "Ah, pas mal!". Pour d'autres je me dis: "P#^@/% mais qu'est ce qui m'a pris de prétendre savoir dessiner, peindre, grapher…". Par contre j'aime beaucoup la plupart de mes vieux collages, des concentrés de sentiments et de couleurs, des tons, des juxtapositions d'éléments de sources variées.

Donc la question du jour est: Quand on manque de technique dans un domaine, doit-on s'acharner à s'entrainer encore et encore ou peut-on de temps en temps se donner le droit de se poser cinq minutes et de faire un croquis rapide (toujours dans ce même domaine, qui n'est pas celui dans lequel je m'entraine le reste du temps -pas très clair tout ça)? Qui restera croquis, inabouti. Qui ne sera que la somme de mes acquis passés. Un pur produit de mon imagination. Aucun modèle pour me baser. Aucune sophistication. Même pas une position intéressante. Et des finitions qui laissent à désirer.

 

summerdress

J'avais balancé mon texte et laissé mon brouillon de côté. Quelques jours plus tard c'est dur de dire n.... sa m... et publier quand-même. Entre la perception que j'ai du dessin sur le papier et celle que j'ai quand je vois l'image sur l'ordi, je peux vous dire que l'écran accentue les défauts. Défauts que je ne vais pas énumérer, ils sont là, visibles.

Bref, allons-y gaiement…       !

Posté par FUJIIA à 13:14 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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