15 mars 2012

nouilles chinoises, romanesco et bacon

Flattée de savoir que mes posts ne passent pas inaperçus, et même que mes études folles du goût ont inspiré, je continue dans ma lancée. Même s'il est sage de savoir s'arrêter, mon blog n'est pas une table de black jack! Alors j'y vais!

Toujours dans l'optique de maximiser l'ampleur du goût, son intensité, mais avec un minimum d'ingrédients, je choisis trois éléments dont les saveurs respectives correspondent à ce que j'ai en tête ce jour là. Ça peut paraître saugrenu ou au contraire évident. Je n'en sais trop rien. Ce que je peux dire, c'est que le plat était un peu sec. En même temps, il aurait suffit d'un peu plus (le double) de chou et c'aurait été farpait! Mais au prix du chou romanesco, bio de surcroît, on se contente de nouilles qui remplissent le ventre. Pas très diététique, tout ça…

J'ai trouvé un bon moyen de cuire le bacon lors du défi des Daring Bakers sur la mousse de sirop d'érable dans un contenant comestible. Il s'agissait de le cuire à l'extérieur d'un moule pour former une coupelle. La coupelle, c'est un peu compliqué, ça prend du temps, même si ça en jette, faut le dire! Mais à ce moment là j'ai compris que je pouvais cuire mon bacon dans le four, sur une grille, de manière à ce que les graisses coulent au fur et à mesure qu'elles fondent, de ce fait, minimisant leur quantité dans le produit final. Le résultat est un bacon croustillant comme j'aime!! À égoutter sur un essuie-tout quand-même à la sortie du four.

Rassurez-vous, je n'achète que très rarement du bacon, mais parfois, sûrement du fait de mes origines à moitié américaines, j'ai des envies insatiables! Toujours en tant qu'américaine, je suis aussi douée pour le multi-task, terme à inclure absolument dans un CV, au moins pour montrer qu'on le connaît. Un(e) multitasker est une personne polyvalente, mais avec une connotation d'avoir les capacités d'être très fort pour faire plusieurs choses en même temps.

Bref, tout ça pour dire que j'adore diviser mon four pour faire plusieurs choses en même temps! Pour certaines personnes, c'est une évidence! Moi, quand je le fais, j'en suis très fière. Vous noterez que je devrais peut-être nettoyer la porte du four, ou demander à l'homme de le faire! L'intérêt d'un blog et plus précisément des photos, c'est que ça permet de mettre en lumière ce genre de défauts!

Donc, j'utilise dans mon four la même méthode pour rôtir mes légumes que pour les griller sur mon grill en fonte (et accessoirement au barbeuk, si j'en avais un!). Cette recette de courgettes grillées est une des plus consultées sur mon humble blog. Et ce, grâce notamment (seulement) au site des foodies que je ne fréquente plus. Il faut bien huiler le légume et bien le saler, mais faut pas pousser, faut pas que ça baigne dans l'huile non plus, hein! Et on enfourne.

Le bacon, c'est fait, le chou, c'est fait… Pour les nouilles, je suis beaucoup moins sûre de moi. Pourtant, depuis toute petite, je suis la goûteuse de service, celle qui dit toujours "encore une petite minute" et à qui on sert un verre de vin, erreur! Rassurez-vous, petite, c'était la grenadine, mais le sucre avait sans doute un effet pervers aussi. Toujours est-il qu'un italien qui rabâche toujours que les français ne savent pas cuire les pâtes était toujours étonné de l'al dentitude de ce qu'il trouvait sous la dent chez moi. Je vous l'accorde, c'était un italien fort de préjugés! Passons…

Les nouilles chinoises, c'est pas que c'est différent, mais comme pour les cappellini, le moment où la pâte est al dente est très court, elle passe très vite de l'état de crousti-dure à celui de bouillie. Et comme je n'ai pas tellement l'habitude de ladite nouille de blé dur (jusque là c'est tout pareil) aux extraits de crevette (ou de sauce de poisson, je ne sais pas trop), je ne suis pas sûre de la quantité d'eau à mettre, ainsi que celle de pâtes. De plus, elles sont le plus souvent sautées au wok avec d'autres ingrédients après cuisson à l'eau, alors que moi, je les ai servies telles quelles. Le résultat était collant, ce qui en soi ne me déplaît pas, mais j'ai été obligée de les tronçonner pour avoir des blocs distincts.

Rien d'autre, du gomashio fraîchement préparé, au cas où ça manquerait de goût, mais pas utilisé, c'est tout. À une prochaine fois pour plus d'expériences bizarres!!

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13 mars 2012

Gomashio et pesto de persil. Une petite étude des goûts…

Je ne veux pas prétendre tout connaître dans le domaine très vaste qu'est la gastronomie. En aucun cas je ne pourrais faire pareille chose! Comme pour tous les domaines de la vie, tant qu'on n'est pas dans la tombe, on apprend toujours.

Par ailleurs, quand on traîne sur les blogs de ci de là, on peut avoir très vite fait de se demander où on a bien pu hiberner ces dernières années. Hors il ne faut pas se sous estimer. Chers lecteurs, c'est valable pour vous aussi. Parfois il faut aussi se creuser les méninges, car on a peut-être entendu parler, voire mangé un ingrédient ou un plat, et puis, on a oublié. Sans jamais essayer de s'en servir, ou d'en reproduire la recette. J'insiste, ne pas se sous estimer. C'est le cas pour moi et pour le gomashio. Avant d'en dire plus et ayant de vagues notions de japonais, je vais d'abord taper sur ceux qui l'écrivent gomasio. La syllabe "si" n'existant pas en japonais, il faut dire et écrire "shi". Donc le terme en -sio est toléré et utilisé à tord, même par les marques. Je suis chiante, non? Si en français, les règles peuvent être transgressées (ex: bonbon), ce n'est pas le cas pour le japonais. (note: mon vérificateur d'orthographe me corrige mon gomashio en -sio, et ensuite me propose gommassions à la place de gomasio. Décidément, on ne peut pas faire confiance aux machines!)

Toujours est-il que je découvre, ou re-découvre le gomashio, et que si l'on en croit certaines blogueuses, c'était déjà ringard en 2006 (enfin, ça c'est mon interprétation…). Mais je ne vous ai pas sonné(e)s! Et si je veux l'utilliser maintenant? Même si ça ne fait pas partie des tendances de 2012? Hein? Vous m'en voudrez pas trop d'être aussi ignorante? Et ringarde?

Pour ceux qui sont ignares comme moi, et je suis sûre qu'il y en a plein, le gomashio est un condiment constitué de graines de sésame et de sel de mer. À ratio variable, on les fait torréfier ensembles pour que la science de la nutrition millénaire fasse son travail. Le sel aide à dégager les nutriments du sésame et vice et versa. On peut acheter le gomashio en épicerie bio pour plus cher qu'il ne vaut, ou on peut le faire soi-même en un rien de temps. Et contrairement aux mochi japonais qui sont sensés être très faciles à faire, mais qui peuvent s'avérer catastrophiques, le gomashio est VRAIMENT facile à faire. Torréfier ensemble, puis broyer ou mixer ou pilonner ensemble, mettre dans un bocal propre et sec et ranger à côté du sel et du poivre, ou ailleurs.
Ça va, c'est assez simple?

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Partant de ce constat (la simplicité de l'ouvrage), j'en profite pour me prendre pour la savant(-e)-fou(-lle) des goûts, m'inspirant d'informations glanées sur des sites verts et divers. Trop nombreux pour les citer. D'autant que là, je suis en plein dans l'expérience scientifique, et je ne voudrais pas mettre la faute sur de pauvres avant-gardistes de l'alimentation si je m'en inspire pour faire n'importe quoi. Lorsque je m'inspire concrètement de quelqu'un ou de quelque chose, je le signale toujours. Je me défend donc d'avance pour quelque accusation future et potentielle.

Voici donc que je me mets dans l'idée de faire un pesto. Démunie de recette et ignorante dans le domaine! Oui. Je concoctai donc une pâte de persil à l'allure de curry vert, mais au goût de persillade (ce qu'on met dans les escargot, les coques…). Pas assez d'huile, du persil à la place du basilic, le gomashio remplace le sel et les pignons. L'ail est là, et pour le parmesan tant pis. Sauf que sous-estimant le pouvoir salant du gomashio (rappelez-vous, je suis une ignorante!),  et ayant déjà mis du sel pour piler l'ail, je me retrouve avec un pince lèvre, comprendre dix fois plus salé que les dernières chips du fond du paquet!.

Si je fais du pesto, on pourrait s'attendre à de belles linguine fraîches, mais ce serait oublier à la fois mon ignorance et le mode savant-fou dans lequel je semble errer.

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J'ai parfois tendance à additionner les protéines. Le jambon, par exemple, accompagne merveilleusement bien les œufs. Ce n'est ni sain ni écologique, et pourtant c'est si bon dans un croque-madame! Dans un élan d'amélioration du monde et de ma personne, je saute le jambon pour aujourd'hui et mets un peu de pesto sur l'œuf. La salade est plus souvent verte et/ou de concombres d'habitude, et en beaucoup plus grande quantité que sur la photo, mais là encore l'expérience scientifique était de mise. Radis, carotte, vinaigre balsamique, huile d'olive, échalote et gomashio (une fois qu'on l'a fait, il faut bien l'utiliser!!). Je me rends compte en notant tout ça que ça n'a pas grand chose d'extraordinaire, et en même temps si (ne pas se sous-estimer! ter).

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Toujours dans l'optique d'essayer de nouvelles choses et comme mon pesto est plus pâteux que sauceux, je tente de faire une vinaigrette à la moutarde et au pesto. La vinaigrette, c'est mon dada. Or, je suis sûre que si je fais des recherches sur le sujet sur internet, je me sentirai trop nulle encore.

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Depuis que je suis petite, j'adore photographier la vinaigrette. Je n'ai encore jamais taché de graisse mon objectif, je touche du bois. Ici, à part que l'ail remplace l'éventuelle échalote, je me retrouve avec une vinaigrette somme toute normale, mais avec un goût de persil qui aurait "traîné" dans la sauce, autrement dit un goût que je n'affectionne pas particulièrement. Pour ce qui est du gomashio, il n'est ici qu'anecdotique, mais je saurai le mettre en valeur en petite touche finale dans le futur, pas d'inquiétude! Par contre, il s'avère que la plupart du temps je ne photographie pas mes plats ni ne note exactement ce que j'y mets (ils finissent toujours dans mon ventre, mais plus rarement sur le blog!!). Erreur, me direz-vous?! Et vous aurez raison! Pourtant j'ai recommencé à pratiquer le carnet pour noter idées en tous genre, mais il n'y a encore que très peu de note culinophiles dedans.

Note: ce petit interlude sert maladroitement à m'excuser de l'absence de recette, et ce pour tous les plats dont je vous ai parlé aujourd'hui!

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Puisque j'étais lancée dans les expériences, j'ai relevé le défi des œufs pochés! Eh oué! (ça y est, si je me mets à écrire des "eh oué" à tout va, à quand les lol et les mdr. Mais "eh oué" au moins ça rime avec "pochés"!) Une réussite, si vous voulez mon avis! Le blanc bien cuit mais pas caoutchouteux et le jaune bien liquide!!!!! Yum Yum!

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Ici s'achèvent les travaux pratiques. À une autre fois pour je ne sais quelle nouvelle lubie. À suivre…

Posté par FUJIIA à 15:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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