08 mai 2015

Pudeur ou la boite noire

Bien le bonjour. Aujourd'hui je vais vous présenter ma fameuse boite noire. Projet qui trotte depuis plus d'un an dans ma tête, mais qui s'est concrétisé dans le speed dans le mois précédant la convention pour laquelle je tenais à le finir. Voici comment elle se présente. Vous pouvez d'ors et déjà constater qu'elle est illuminée. Elle contient une unique ouverture sur le devant.

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J'y ai incorporé quelques trappes, soit pour avoir un accès, soit pour y mettre boîtiers à piles ou interrupteurs. La première ici finalement ne sert pas, je n'y ai pas mis de lumière, mais elle permet de réparer une partie de l'intérieur qui se défait à chaque transport, sans avoir à tout démonter.

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Voici donc la boite vue de devant, et on aperçoit finalement l'intérieur.

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Je peux maintenant vous raconter la petite histoire. L'idée originelle était d'illustrer un poème. Prendre une unique photo d'un angle très spécifique. Et puis c'est tout. Ensuite, comme le projet me tenait très à cœur, j'ai voulu faire en sorte de pouvoir l'exposer (en vrai). C'est là qu'est venue l'idée de la boite: encastrer la ruelle de sorte à obliger le spectateur à la regarder de mon point de vue. Je ne mettrai pas le poème, je préfère lire ou entendre vos interprétations de cette scène si mystérieuse. Voici donc la photo illustrant l'idée originelle:

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Mais forcément, la boite est en 3D et je ne pouvais pas arnaquer le vrai spectateur, celui en chair et en os: j'ai du aussi faire la partie haute des façades du premier plan. Voici donc la scène en entier, mais du coup, on voit le toit noir et la façade rouge du fond ne continue pas sur la hauteur.

10 scène 2 signedMême point de vue, différentes focales:

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Je ne sais pas où j'ai été chercher cette idée de boite, mais cette façon de construire additionnée de lumières incorporées est une vraie prouesse technique pour quelqu'un comme moi qui n'a encore jamais essayé. Je voudrais donc partager les détails de la construction/dé-construction.

La face du haut, ou le toit, s'enlève très facilement grâce à ses 8 petites attaches. Pour l'anecdote, les tenons du toit sont en SNOT (sur le côté et non vers le haut) et la taille qu'il aurait du avoir pour correspondre au reste du cube ne marchait pas en vrai. Mathématiquement il aurait du faire120 plaques (plates) de long, mais c'était trop long, impossible de l'accrocher, je l'ai donc réduit à 119 plates, ce qui se voit sur l'objet final, mais au moins il s'accroche gentiment.

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18 top off 6 signedEt comme si ce n'était pas assez, une partie du mur s'enlève aussi (relativement) facilement. L'idée était que si jamais une catastrophe arrivait durant une expo ou pendant le transport, j'aurais moins à démonter pour réparer. Mais j'espère que je n'aurai pas l'occasion de tester, parce que c'est un peu chiant, quand-même, il faut bieeen prendre son temps et faire super gaffe.

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Du coup, ça permet de voir l'intérieur de la boite sous une autre lumière!

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On peut constater que j'ai utilisé du sopalin en guise de rideaux. Coloriés au marqueur et accrochés avec des briques.

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Je crois que je n'ai rien oublié! Critics and comments welcome!
Si vous avez des questions, surtout n'hésitez pas!

Posté par FUJIIA à 15:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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25 juin 2014

[Prose, Collage] Zombie Mash-Up

Mes fidèles lecteurs (herbes folles qui roulent dans le désert…) vont penser que je suis encore en période dépressive. Vous n'y êtes pas. C'est quand j'arbhore des fleurs et des couleurs pastels que vous feriez mieux de vous demander si je vais bien. Ce n'est que l'esprit serein que j'arrive à partager mon côté le plus sombre. Et c'est rare.

 

Voici donc un texte écrit en mars 2013, il m'aura fallu plus d'un an pour l'assumer pleinement.

Zombie

L'être horrifique à la mode est-il réel? Personnage de fiction ou dure réalité? Insomnies, Peurs, Angoisse, Folie, Détresse, Phobies, Douleurs sont tant de composantes de l'esprit torturé qui mènent à penser que le zombie existe. La dépression clinique est-elle contagieuse? Tout dépend de qui prend le dessus. L'humour peut parfois suffire à trucider la cervelle de celui ou celle qui a abandonné, qui erre dans un champ de chair osseuse dont seule l'odeur putride rappelle qu'on est en vie. Il est si facile de cesser d'exister. De se voiler entièrement les yeux, porter une fine pellicule de vêtements filiformes pour être sûre de ne pas sentir le contact. Si facile de faire semblant. Tout va bien, regarde, je respire, je marche, je mange, je dors, je rêve d'une entrecôte saignante. Mais vois celui ou celle qui marche les bras ballants, qui ne remarque même pas les blessures profondes qui lui font jaillir le sang des entrailles, qui n'est guidé que par une sorte d'instinct de survie ressemblant plus à une pulsion de mort. La peur de la mort elle-même ne suffit pas à ramener à la conscience qu'il est meilleur de vivre, de profiter, de jouir. Un coup sur la tête pour quitter cet état d'âme aussi subordonné que douloureux. Et là même, quand tout va pour le mieux, le moindre déclic pour réveiller le zombie qui sommeille.

Raymonde Finkel aka fujiia

Et pour l'illustrer un collage fait rapidement constitué d'images du net dont je n'ai pas les droits et ne connais pour la plupart pas la source. Je le modifierai volontiers à la demande.

Zombie Mash-Up

 

 

 

30 décembre 2012

Pour la nouvelle année…

Si un jour on m'avait dit que je me poserais devant mon écran un 30 décembre pour faire le point sur l'année écoulée et embrasser la nouvelle qui arrive à grand pas, j'aurais rigolé.

Aujourd'hui je m'ouvre presque totalement pour vous montrer un aperçu de l'ambiance que vous risquez de retrouver en 2013. L'atmosphère sera lourde, et en même temps plus légère. Je me suis rendue compte que je refoulais une grosse partie de moi-même et même si je ne veux pas que ma mère en témoigne, je ne peux plus me cacher derrière des images guillerettes et des billets fleur bleue.

Il en aura fallu, des signes de la vie, pour que j'accepte finalement mon penchant irrémédiable pour tout ce qui est sombre, triste, tragique, la mélancolie, le spleen. Et ce dès mon plus jeune âge. Mon dessin animé préféré? tout dramatique: Princesse Sarah. Mon conte préféré? Mystère aux cheveux bleus, de Marie-Aude Murail. Récemment j'ai re-découvert La Petite Fille aux Allumettes dans des dizaines de versions: Hans Christian Anderson (celle que je connaissais petite), un joli court-métrage de Disney, en BD avec Kirsten de Bertocchini, Sandro, Marko et Sayago et une version primitive dans le recueil de Clarissa Pinkola Estes: Femmes qui courent avec les loups qui met l'accent sur une morale beaucoup plus rude que dans les autres versions plus aseptisées. La petite fille meurt à la fin parce qu'elle a choisi de fantasmer sa vie pour se réchauffer temporairement le cœur au lieu d'utiliser la flamme pour bâtir un foyer et de fait, s'assumer pleinement.

Mon roman préféré? L'attrape-Cœur de J. D. Salinger qui mèle innocence, cynisme et sensibilité. À l'âge bète, c'étaient Les Fleurs du Mal de Beaudelaire suivi des Paradis Artificiels du même auteur.

Ces derniers mois j'ai surtout exploré l'univers des contes, à travers l'écriture et l'illustration. Les exemples que je viens de citer ne mettent peut-être pas en lumière le côté sombre de la force que j'essaie de vous décrire. Il est largement plus visible au travers de ce que je pin sur Pinterest. Les deux images dans ce billet ne sont pas de moi, vous vous en doutez, ce sont juste des inspirations. La première illustre bien le changement qui a lieu en moi. Je tue ce qui doit mourir, ce qui n'a plus d'utilité, ce qui me parasite, au risque de paraître déprimée de la vie ou même morte, mais pour laisser place à une certaine renaissance, à des idées fraîches et nouvelles, plus proches de moi. Plus gaies?

Woody, Raquel Aparicio
Woody de Raquel Aparicio

Et la deuxième illustre simplement mon poème/histoire. Je l'avais écrit en brouillon fin octobre et n'avais pu me résoudre à le publier. Aujourd'hui je le trouve toujours un peu violent, certes, mais je trouve aussi dommage de mettre une vision en prose et la garder pour moi. Je dis pas que c'est du grand art, mais ça se tient.


Je ne sais pas qui est l'auteur de ce photo-montage, trouvée sur Baubauhaus.com, si quelqu'un sait, je serait heureuse d'en mettre le crédit

Pudeur

Je suis à une fête
Il y a du monde
J'ai envie d'être seule
Je sors faire un tour
Je suis dehors
Je marche dans la rue
Je trouve un vieux pistolet un peu rouillé
Je le ramasse
Je marche encore un peu
Je m'arrête
M'adosse à un mur
J'hésite entre la tempe et la bouche
J'opte pour la tempe
J'hésite encore
Je pose l'embout contre ma peau
Je sens le métal froid sur mon crâne
Je profite de cette sensation unique
Je tire
Mais c'est la Roulette Russe
Et j'ai loupé le coche
Je lève les yeux
Il y a du monde
Je vois la pitié
Et toi tu es là
Tu as tout vu
Tu connais ma détresse

 

Sur ce, je vous souhaite à tous que la Saint-Sylvestre soit bien arrosée ou du moins festive et en bonne compagnie. À bientôt pour une nouvelle année sereine, remplie d'inspirations et de créativité.

 

Posté par FUJIIA à 13:41 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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08 décembre 2012

Projet Photo 52 - thème 49: Gratuit

Gratuit
Deux produits achetés, le troisième à -50%
Quand le rapport qualité-prix d'un article gratuit est nul, c'est une belle arnaque

Gratuit
Voir la beauté là où on ne l'attend pas
La capturer quand les autres l'ignorent, c'est un trésor

Gratuit
La vie en soi ne coûte rien
Nos modes de vie nous coûtent la vie, c'est tout, c'est comme ça

Gratuit
Actes de bonté, actes de haine
Gestes gratuits irrationnels, dans tous les cas, c'est dangereux

Gratuit
La violence qu'on peut s'infliger
Le plus souvent sans s'en rendre compte, c'est trop con

Gratuit
Dévier du thème et se lâcher
Faire un montage sans vraie logique, c'est ma participation

Gratuit
Ça n'a pas de sens et c'est gratuit
Ces mots n'ajoutent rien et vous rendent sans doute confus, c'est n'importe quoi

Gratuit
Vous voyez où je veux en venir
un thème emplit de liberté, un thème qui n'en est pas un, c'est une belle occasion

Et c'est gratuit

gratuit-800